Films/sci-fi : Doctor Strange in the Multiverse of Madness

Doc­tor Strange in the Mul­ti­verse of Madness | May 6, 2022 (Uni­ted States) Sum­ma­ry :
Coun­tries : Uni­ted StatesLan­guages : English, Spa­nish, Chinese
Sur le coup :
Après coup :

Ben voyons.

Je ne com­prends pas cet arté­fact cultu­rel. Je suis aba­sour­di qu’un truc pareil soit pas­sé à tra­vers les filtres de bon goût d’une tonne d’in­di­vi­dus et que per­sonne n’en a conclu que c’est indigeste.

Disney et Marvel, ou la lente agonie

Je suis main­te­nant tota­le­ment, entiè­re­ment, com­plè­te­ment dés­in­té­res­sé par ce que Mar­vel pro­duit post-Dis­ney. Une tren­taine d’an­née à attendre que les moyens ciné­ma­to­gra­phiques lui rende jus­tice, une demie décen­nie à pro­duire des adap­ta­tions fortes, sui­vi d’une héca­tombe de des­truc­tion de ce que Mar­vel et le ciné­ma repré­sente, avec un plan d’af­faire dont le but est de raser la forêt.

Qu’un stu­dio ait la capa­ci­té de détruire l’ex­tra­or­di­naire apti­tude de Sam Rai­mi à créer des films de genre solides, c’est pas peu dire.

Je me suis dit que ça ne pou­vait pas être mau­vais, c’est Raimi !

Un fourre-tout étourdissant

Ce film-là, c’est une caco­pho­nie de gags pas drôles du tout, de scènes empi­lées comme un Big Mac de 25 kilo­mètres de long – laquées à sou­hait au point d’en aveu­gler par les couches de patine et qui, si on n’est pas féru de Strange, nous passent vingt pieds au-des­sus de la tête.

Le genre de film qui requiert une séance de lec­ture post-vision­ne­ment pour en sai­sir ne serait-ce que le tiers.

C’est visi­ble­ment une ten­ta­tive de faire un film concen­tra­teur qui ouvre un tas de portes vers un raz-de-marée de conte­nu (y’a quand même plus d’un demi-siècle de conte­nu à miner dans les bandes des­si­nées, quoi!); y’en a trop, trop vite, trop fort, et ça tombe des­sus sans sub­ti­li­té ou grâce.

Ça dégou­line d’ef­fets 3D pas cré­dibles et déran­geants et d’hu­mour moche.

Et ça rend Bene­dict Cum­ber­batch, d’or­di­naire excellent et sub­til, aga­çant et antipathique.

Le com­bat mar­tial au corps à corps rap­pro­ché avec Mor­do ? Inutile. Strange-Zom­bie ? Dépla­cé, sans contexte (aucune expli­ca­tion avec l’é­po­pée Mar­vel Zom­bies). La bande d’A­ven­gers du monde paral­lèle ? Aus­si effi­cace qu’une tarte à la crème au visage. Mais à la crème à raser, alors ça laisse un arrière-goût désa­gréable à souhait.

Gâchis, gâchis, gâchis

Par­ti­cu­liè­re­ment frap­pant : deux scènes dans le films font preuve d’une cer­taine consience de soi :

  • Rien de moins que Bruce Camp­bell y fait une appa­ri­tion éclair, en ven­deur de hot-dog de rue qui devient, grâce à Strange, un pas­tiche vide et ridi­cule du Ash de Evil Dead 2. À l’i­mage de ce que ce film-là devient face au Strange de Scott Derrickson.
  • Et puis, au milieu du film, même Strange ne se peut plus, et vômit promp­te­ment dans une pou­belle. On se sent alors compris.

Seul bémol – Eli­za­beth Olson (FULL HOUSE!) en Wan­da – on com­prend pour­quoi elle a méri­té sa propre sérié télé.

Bref, YARK.

Vu sur Disney+.

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