Film/horreur : Slither

Sli­ther Come­dy, Hor­ror, Sci-Fi | March 31, 2006 (Uni­ted States) Sum­ma­ry : A small town is taken over by an alien plague, tur­ning resi­dents into zom­bies and all forms of mutant monsters.
Coun­tries : Uni­ted States, Cana­daLan­guages : English
Sur le coup :
Après coup :

Beaucoup d’hommage, pas beaucoup de substance

Je ne suis pas un grand fan de James Gunn post-Tro­ma : Super était for ordi­naire, et que dire des hor­reurs de Scoo­by-Doo ! Sli­ther se place dans sa car­rière comme le film qui lui sauve la face – un film d’hor­reur à bud­get moyen, com­pé­tent, un peu drô­la­tique, qui rachète ses échecs Hol­ly­woo­diens, et met la table pour son grand saut dans l’u­ni­vers Mar­vel (un contraste, somme toute, éton­nant, à la lumière de ses pro­duc­tions quand même plu­tôt tièdes à cette époque-là).

Y’a du bon dans ce film-là, mais pas tant que ça ; ça passe comme un épi­sode un peu lou­foque (et vis­queux) d’une série télé amé­ri­caine (et ça semble avoir à peu près ce bud­get-là) – y’a Nathan Fil­lion, tou­jours un plai­sir à voir, qui s’a­muse bien, même si on a l’im­pres­sion de voir le Mal­com Rey­nolds de Fire­fly (un per­son­nage qui lui col­lait beau­coup mieux) dans un autre habit.

C’est plein d’hom­mages ; clins d’oeil rapides à Frank Hel­len­lot­ter (grand auteur de Fran­ken­hoo­ker), Wes Cra­ven et son Fred­dy, Rome­ro et son Night of the Living Dead, sans oublier la créa­ture, une espèce de mélange entre Jab­ba the Hut et les beu­bittes défor­mées du Socie­ty de Brian Yuz­na, ain­si que quelques autres détails juteux que je vous épargne pour ne pas vendre de punchs.

C’est plein de tropes ; le tri­angle amou­reux tra­gique, le maire coké et com­plè­te­ment bor­né, la gou­goune de ser­vice qui voit rien venir, la police incom­pé­tente, les humains dérou­tés par de minus­cules beu­bittes, et bien sûr plu­sieurs méta­phores visuelles olé-olé. J’ai trou­vé la scène de ges­ta­tion explo­sive (qui me rame­nait à l’es­prit le déjan­té Mr. Creo­sote de Mon­ty Python) bien ori­gi­nale et déso­pi­lante, par contre.

Ça culmine en héca­tombe vis­cé­rale qui r’vole par­tout et qui fait du bien quelque part, parce que c’est ren­du bien mince (les péri­pé­ties de la gre­nade qui rap­pellent un Bat­man twit en col­lants qui court avec sa bombe fumante entre les mains) et qu’en­suite la fin est une ligne droite.

Mais les dia­logues sont minces, Eli­za­beth Banks cabo­tine et c’est grin­çant tout le long et le per­son­nage du maire est anti­pa­thique et désa­gréable ; même les brèves appa­ri­tions de Fil­lion, en anti-héros, ne peuvent pas rache­ter la sauce qui lève pas vraiment.

On aurait vou­lu plus de gags, plus de sub­ti­li­tés, plus de clins d’oeil, et moins de durée. Une bonne demi-heure de moins et ç’au­rait pro­ba­ble­ment mar­ché. Pas de quoi me convaincre que Gunn est capable de fice­ler de bons films d’hor­reur, en bout de ligne.

Mais bon, y’a bien pire que ce film-là sur le mar­ché, et pis, c’est pas Scooby-Doo.

Vu sur Shudder

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