Film/horreur : The Night House

The Night House Hor­ror, Mys­te­ry, Thril­ler | August 20, 2021 (Uni­ted States) Sum­ma­ry : A widow begins to unco­ver her recent­ly decea­sed hus­band’s dis­tur­bing secrets.
Coun­tries : Uni­ted King­dom, Uni­ted StatesLan­guages : English
Sur le coup :
Après coup :

Un véhicule pour Rebecca Hall

Je me suis jeté sur ce long-métrage avec beau­coup d’empressement, dû au fait qu’il avait fait beau­coup jaser à sa pre­mière l’an pas­sé (et qu’il avait fait par­tie des sor­ties res­treintes au ciné­ma de Fan­ta­sia 2022). De plus, Rebec­ca Hall a reçu beau­coup d’é­loges pour Chris­tine (que je compte voir) et le réa­li­sa­teur David Bru­ck­ner a livré The Ritual (que je n’ai pas vu non plus), ache­té par Neflix, qui lui aus­si avait été bien reçu, avant de s’at­ta­quer à The Night House.

C’est visi­ble­ment une his­toire dans laquelle Hall s’est inves­tie au grand com­plet, non seule­ment offrant ici une per­for­mance solide, mais s’é­tant aus­si impli­quée dans la pro­duc­tion à titre de pro­duc­trice exécutive.

Une sauce étirée, ça goûte le dilué

Quelle décep­tion ! Le long-métrage est d’une lon­gueur exi­geante, qui semble aller nulle part et errer dans tous les sens, ce qui ne sou­tient vrai­ment pas le tra­vail de Hall. Lors­qu’on arrive à la (très mince) fin, le film laisse en sus­pens un tas de trucs. La sauce finale res­semble à un bouillon qu’on a ten­té d’é­pais­sir en jetant de la fécule ici et là et quelques épices tar­dives, mais qui livre un résul­tat très fade.

Il y a énor­mé­ment de tra­vail et de finesse pour les yeux – l’u­ti­li­sa­tion de l’ar­chi­tec­ture est brillante (même si le concept de l’i­den­ti­té miroir tombe à plat tel­le­ment il est mal uti­li­sé), la désa­tu­ra­tion sert le ton avec jus­tesse et le desi­gn sonore frappe dans le mille – l’u­ti­li­sa­tion d’a­nar­mo­phoses en lien avec l’ar­chi­tec­ture est une excel­lente trou­vaille, entre autres !

Qu’est-ce qui cloche, alors ?

C’est un film qui ne sait pas où il va dans les deux pre­miers tiers, pour ensuite mettre l’ac­cé­lé­ra­teur au plan­cher et débal­ler à vitesse grand V une intrigue qui, en toute fran­chise, ne tient pas la route.

On nous ouvre un tas de pistes qui sont autant de membres tron­qués – est-ce un polar mys­tique ? Un drame psy­cho­lo­gique sur le trau­ma­tisme ? Un film de pos­ses­sion ? Rien de tout ça, en rétros­pec­tive. Ça donne l’im­pres­sion d’un épi­sode de Twi­light Zone qui a été éta­lé presque jus­qu’au point de rupture.

Je ne dis­sé­que­rai pas la struc­ture du film plus pro­fon­dé­ment, his­toire de ne rien divul­gâ­cher à ceux qui vou­draient tout de même y jeter un œil – Y’a un tel fouillis de sujets (occul­tisme, sata­nisme, pos­ses­sion, trau­ma­tismes, infi­dé­li­té, hor­reur cor­po­relle) qui sont sacri­fiés parce que sau­pou­drés comme pour cacher le manque de soli­di­té de la trame cen­trale qu’on en finit essoufflés.

La der­nière par­tie du film, qui se com­pose d’une (très longue) valse avec une enti­té invi­sible mène à une apo­théose en queue de pois­son, où il n’est pas clair si on nous annonce un cli­ché de cycle infi­ni, ou une nar­ra­trice non fiable.

À évi­ter, mal­heu­reu­se­ment. Je veux ravoir mes 2 heures !

Vu sur Disney+

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