Films/comédie policière : Knives Out

Knives Out Come­dy, Crime, Dra­ma, Mys­te­ry, Thril­ler | Novem­ber 27, 2019 (Uni­ted States) Sum­ma­ry : A detec­tive inves­ti­gates the death of a patriarch of an eccen­tric, com­ba­tive family.
Coun­tries : Uni­ted StatesLan­guages : English, Spa­nish, Hindi
Sur le coup :
Après coup :

Rian Johnson, compétent mais inégal

J’a­vais ado­ré le film Loo­per, de Rian John­son ; un film de science-fic­tion grand public, qui parle de voyage dans le temps sans nous prendre pour des cons ? Oui, s’il vous plaît ! J’a­vais ensuite haï son The Last Jedi – un film tiède, sans saveur, qui sacri­fie un per­son­nage culte dans une scène absurde.

J’ai donc appro­ché Knives Out avec grande réserve, bien que la cri­tique et le buzz qui l’en­tou­rait était très bon.

J’ai été agréa­ble­ment surpris

Divertissant

Hom­mage très clair au jeu Clue et aux livres d’A­ga­tha Chris­tie, on res­sent for­te­ment que tout le monde s’a­muse à jouer au mys­tère de “mais qui est l’as­sas­sin?” dans un manoir fer­mé. Le temps de pré­sence des acteurs est habi­le­ment dis­tri­bué (les his­toires entre­mê­lées des dif­fé­rents pro­ta­go­nistes reçoivent une atten­tion qua­si-égale), mais la qua­li­té des rôles, elle, n’y est pas.

Autant Daniel Craig crève l’é­cran dans la peau du gent­le­man détec­tive Benoit Blanc, affu­blé d’une élo­cu­tion lente, d’un accent du sud et de manières pas tou­jours déli­cates qui ne sont pas sans rap­pe­ler le Sher­lock Holmes un peu bizarre de Robert Dow­ney Jr., autant plu­sieurs autres sont coin­cés dans des per­son­nages typés qui laissent place au cabo­ti­nage, bien que plu­sieurs des acteurs s’en tirent admi­ra­ble­ment (cha­peau à Michael Shan­non et son loser tour­men­té); Jamie Lee Cur­tis, tout par­ti­cu­liè­re­ment, est presque gas­pillée. Mais que dire de Chris­to­pher Plum­mer, dans son der­nier rôle, qui mord dans le rôle d’un vieux patriarche sur le déclin ?

On se prend au jeu quand même à suivre les péri­pé­ties qui nous sont pré­sen­tées, mal­gré que la hâte à clore l’his­toire qui aveugle les poli­ciers est un peu dure à ava­ler, et que les chan­ge­ments de tem­pé­ra­ment de l’in­fir­mière (per­son­nage prin­ci­pal s’il en est un) sont par­ti­cu­liè­re­ment brusques et dif­fi­ciles à suivre. Et que dire de la (ahem) pour­suite automobile ?

Ce qui grince le plus dans la pre­mière moi­tié de ce solide (deux heures) long métrage, c’est la dif­fi­cul­té à croire aux motifs poten­tiels d’as­sas­si­nat – à un point tel que John­son lui-même y fait allu­sion dans une scène où la police n’a­chète pas les théo­ries de Benoit Blanc. Le sus­pense ini­tial ne colle pas. Mais, dans la deuxième moi­tié, les choses s’emballent et démarrent pour vrai, le rythme s’ac­cé­lère et le plai­sir s’ins­talle pour de bon.

Le per­son­nage de Blanc est extrê­me­ment bien écrit et (bien que cer­tains le trou­ve­ront indi­geste) le jeu de Craig est solide et rafraî­chis­sant (je l’ai tou­jours trou­vé fade et sans facettes – un grand plai­sir de le voir com­po­ser quelque chose de nou­veau ici), au point Net­flix s’est pro­cu­ré Knives Out 2 et 3 à très fort prix.

La scène de la grande révé­la­tion est du pur gâteau, avec la tirade de Blanc qui nous le montre comme un être brillant et céré­bral, à qui pas grand chose n’échappe.

Un diver­tis­se­ment grand public à voir, une bois­son rafraî­chis­sante à la main, his­toire de rigo­ler. Je vous mets au défi de rele­ver les indices que Blanc a rele­vé tout au long du films (et que John­son ne cache pas) afin de démê­ler cette his­toire qui est un peu plus com­plexe qu’elle n’en a l’air.

Un film qui réfléchit

À tra­vers une mise en scène conve­nue et effi­cace, John­son y va quand même avec des com­men­taires sur les élites décon­nec­tées assez directs et écorche les nou­veaux riches pour notre grand plai­sir (la remarque sur le “manoir ances­tral” durant la révé­la­tion est par­ti­cu­liè­re­ment drôle, et l’his­toire qui tourne autour de l’im­mi­gra­tion illé­gale pince). C’est rafraî­chis­sant dans un film de diver­tis­se­ment grand public.

Vive­ment les suites !

Vu sur Blu-Ray

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