Film/sci-fi : Zebraman

Zebra­man (2004) 115min | Come­dy, Sci-Fi | 15 August 2007 (USA) Sum­ma­ry : A down-and-out school tea­cher receives the cal­ling to become the real life per­so­ni­fi­ca­tion of an old tele­vi­sion super­he­ro, Zebraman.
Coun­tries : JapanLan­guages : Japanese
Sur le coup :
Après coup :

Take­shi Miike. L’en­fant ter­rible du ciné­ma japo­nais. Pro­li­fique n’est pas assez puis­sant comme adjec­tif pour le défi­nir. Une machine à pro­duire du maté­riel ciné­ma­to­gra­phique, tous for­mats confon­dus. Une espèce de Cop­po­la du Japon qui tour­nait à une vitesse insai­sis­sable. En un an, on pou­vait se retrou­ver avec du 70mm, du numé­rique, du VHS (sans blague!)… enfin, tout ce qui se fait.

Il s’est assa­gi là-des­sus au fil des ans, mais il reste une girouette de genre, sur­tout connu pour ses films d’horreurs.

Et, fran­che­ment, ça donne par­fois des clas­sique (Ichi the Killer), par­fois des trucs moyens. Je n’ai jamais com­pris l’en­goue­ment pour Audi­tion, le film qui l’a révé­lé au monde ; un film long, avec quelques scènes oni­riques qui valent le détour, mais au final un truc trop léger qui met trop de temps à livrer son punch final, qui res­semble plus à une petite claque.

Il saute à tra­vers tous les genres (hor­reur, Yaku­za, comé­die, poli­cier, drame, Wes­tern déjan­té, et j’en passe), c’en est étourdissant.

Cette fois-ci, il rend hom­mage à Ultra­man et aux autres séries du genre des années 60. Et la forme est exacte ; un pro­fes­seur de troi­sième année mésa­dap­té, replié sur lui-même, coin­cé dans une vie morne et sans affec­tion, mais qui rêve la nuit d’être Zebra­man, héros d’une série télé­vi­sé annu­lée. Il va jus­qu’à se coudre son propre costume.

Ajou­tez à cela des extra-ter­restres qui enva­hissent la terre, un petit gar­çon en chaise rou­lante dont l’ob­ses­sion pour Zebra­man fait bas­cu­ler le tout, des effets spé­ciaux numé­riques boboches (volon­tai­re­ment), jetez le tout dans le blen­der, et vous obtenez…

Un truc beau­coup trop long. Encore une fois, un cinéaste qui se per­met un pro­jet pour lui-même d’a­bord et avant tout. Bien que l’on sente l’a­mour que porte Miike à ce genre-là, le résul­tat est mal­heu­reu­se­ment dans le ton. Ce qui marche pour un épi­sode de série télé­vi­sé au qué­taine assu­mé, dont la durée dépasse rare­ment une heure, devient une pla­ti­tude totale lors­qu’on étire la sauce à 2 heures.

Les cli­chés abondent, ce qui fait que plus le film avance, plus c’est lourd et grin­çant. La finale, qui se veut une apo­théose de réfé­rence, finit par entre­mê­ler ten­ta­tive de recréa­tion et pla­giat mal assumé.

L’hom­mage et la paro­die sont un art déli­cat, dif­fi­cile à bien faire. Quen­tin Taran­ti­no, dont les opus deviennent eux aus­si inégaux avec le temps, le démontre bien dans sa car­rière. Ce n’est défi­ni­ti­ve­ment pas un hasard si Miike l’in­vite dans Sukiya­ki Wes­tern Djan­go.

Bref, on passe pour celui-ci, ça vaut pas le coup (et encore moins pour la suite, j’imagine!)

Vu sur Mubi.

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